Les Fans

Quel type de fans du Tour de France êtes-vous ?

Chaque année, 15 à 20 millions de fans se massent le long des routes du Tour de France. Chacun d’eux est spécial et unique. Toutefois, ils peuvent être répartis plus ou moins en différents groupes. Vous avez trouvé le vôtre ?

Le tactile

Il convient d’établir un diagnostic médical officiel. Dans ce cas, ce « trouble » est étroitement lié à une admiration sans bornes pour des hommes sous-alimentés vêtus de tenues sportives moulantes. Leur donner une petite tape dans le dos ou du moins les toucher fugitivement ? Le tactile ne peut pas résister et si vous n’en êtes pas un, surtout ne le devenez pas ! C’est tout simplement trop dangereux !

Le BBQ-man

N’importe quelle situation peut toujours être améliorée… par un bon barbecue ! Une foule de gens sur une route, il ne vous en faut pas plus pour sortir le barbecue portable le long de cette route. Et peu importe si cette foule de gens roule en voitures de course, dans des chars, sur des éléphants, à vélo…

Le coureur

Peu importe ce que vous portez, dès que vous entendez le sifflement des pneus tubulaires, vous courrez. Comme Forrest, vous courrez, en suivant les cyclistes. Il doit y avoir un sens plus profond à cela. Une philosophie de vie. Vous courrez ! Il n’y a rien de mieux au monde. Il existe une sous-catégorie spéciale de coureurs ivres qui essayent de délivrer un message : oui, nous sommes gros, laids et bourrés. Mais reste à savoir si, à une altitude de 2.500 mètres, ils sont capables de courir en montée pendant six secondes sans vomir.

Le bagarreur

Qu’est-ce que la vie sans l’amour ? Et encore moins sans la haine ? Si vous êtes Français et que, par hasard, le Maillot jaune ne l’est pas, quelle autre option avez-vous que de lui balancer un seau d’urine ? Parce qu’il est dopé, bien sûr…

Le gonfleur

Si vous possédez n’importe quoi que l’on puisse gonfler et sceller hermétiquement, vous l’emportez avec vous et l’agitez frénétiquement à la vitesse de Chris Froome face au vent.

Daniel Mangeas

La seule fois que vous avez roulé à vélo, c’était quand vous livriez le pain. Souvenez-vous, vous étiez alors apprenti boulanger... Néanmoins, vous pouvez passer des heures à parler vélo sans la moindre hésitation. La raison pour laquelle vous regardez le Tour est purement professionnelle : vous en êtes le commentateur officiel !

Le collectionneur

Telle une abeille, vous n’avez de cesse de butiner et de ramener tout ce que vous trouvez dans votre ruche … Où plutôt dans votre « sacro-saint sanctuaire Tour de France ». Vos objets de culte ? Bidons, gants, imperméables, n’importe quel objet jeté dans le fossé en fait. Et si d’autres collectionneurs tournent autour, vous êtes prêt à user de violence pour vous en emparer.

L’étranger déguisé

Les courses cyclistes réveillent en vous l’envie d’être celui que vous êtes secrètement toute l’année, mais que vous n’osez pas montrer au boulot : banane, vache, Astérix, cochon, Spiderman, tomate, travesti, concombre ou aubergine.

Monsieur je sais tout

Enfouie dans votre cerveau, la liste de tous les coureurs de toutes les équipes, en ce compris leurs deniers sponsors importants, avec les résultats du Tour de ces 100 dernières années. Et qui plus est, vous pouvez parler de but en blanc des anecdotes les plus folles dans l’histoire de cette course : Lance Armstrong roulant dans un champ pour éviter Joseba Beloki qui vient de chuter en 2003 ; Octave Lapize poussant son vélo sur une route non goudronnée jusqu’au sommet du Col d’Aubisque tout en hurlant et accusant les organisateurs d’être des assassins en 1910 ; le favori de la course, le Français Eugène Christophe, disqualifié en 1913 pour avoir recouru à une aide extérieure, après avoir cassé la fourche de son vélo et couru chez le forgeron le plus proche pour la réparer…

Le diable

Tout comme Dieu, il n’y a qu’un seul diable. Votre nom ? Didi Sentf, mais tout le monde vous connaît sous votre surnom : « Le diable » ou « El Diablo ». Fan le plus célèbre du Tour, vous êtes obsédé par le Tour depuis 1993 et même si vous êtes aujourd’hui âgé de 65 ans, vous n’avez pas loupé une seule saison, dans votre costume de diable, un trident à la main.

Le porte-drapeau

Votre panse de buveur de bière à la Homer Simpson ne vous empêche pas d’encourager votre coureur favori dans les pentes les plus raides de l’Alpe d’Huez en vous précipitant derrière lui et en arborant son drapeau national près de sa roue arrière. Tout cycliste épuisé l’apprécierait comme une aide venue d’en haut.

Le nudiste

Peu importe le temps et la température extérieure, dès que le peloton s’approche, vous enlevez le haut et, torse nu, montrez vos muscles (ou vos poignées d’amour…) à la vue de tous, fruits d’une année de dur labeur (ou d’un excès de nourriture…). Si les cyclistes n’étaient pas présents à l’arrière-plan, on pourrait vous prendre pour un fan de la Love Parade. Ah, et j’allais oublier. Vous esquissez un petit pas de danse en écoutant la musique de votre lecteur MP3 que vous n’avez pas manqué d’emporter avec vous.

Le Batave

Votre seul et unique objectif sur cette terre ? Porter T-shirts, casquettes, chapeaux, shorts, drapeaux, manteaux de fourrure, ballons, serre-tête, bracelets, lunettes, casques, perruques, maillots de bain, imperméables, soutien-gorge push-up ou encore porte-voix. À une condition : qu’ils soient orange.

Soldat de la garde royale

En tant que soldat de la garde royale, vous protégez généralement le Président français, mais, durant les trois semaines du Tour, 47 d’entre vous se distinguent et assurent la sécurité de la course, ce qui réduit considérablement le risque d’une attaque terroriste de 0,3 pour cent.

Le « je saute sur l’occasion »

La clé de votre réussite dans la vie réside dans votre capacité à exploiter les moments de surprise. Vous élaborez soigneusement vos plans, avec l’intelligence supérieure d’un joueur de poker qui ne laisse rien paraître de ses intentions jusqu’à son triomphe. Au moment propice, vous quittez la monotonie de la foule et vous vous jetez sous les roues de Vincenzo Nibali en approche. Vous dégainez alors votre smartphone pour le selfie de votre vie !

Le non-cycliste

Spectateur de courses professionnelles, c’est là votre réelle passion. Vous ne manquez pas une seule étape de n’importe quel grand tour. Et au plus près du bord de la route. Toutefois, depuis l’âge de sept ans, vous n’êtes jamais remonté sur un vélo. Pour vous, le cyclisme c’est un grand show que vous regardez passivement, tout comme le Rallye Paris-Dakar.

Le candidat photographe

Vous avez un tout nouvel appareil photo qui peut stocker une quantité infinie de données. Le Tour de France est l’occasion rêvée de faire la meilleure photo de votre vie, meilleure que n’importe laquelle des images de photographes professionnels accrédités. Vous êtes debout au milieu de la route, vous le voyez approcher, vous attendez encore un peu, une dernière mise au point, ça y est, vous avez pris la photo de votre vie, mais vous oubliez de vous mettre sur le côté… et Giuseppe Guerini chute lourdement.

L’esprit créatif

Alors que pour certains spectateurs, les préparations se limitent à mettre un pack de six bières au frigo, d’autres passent plusieurs jours, avant l’arrivée du peloton, à leur préparer un accueil digne des plus grands. Quelqu’un peut-il me dire combien de temps cela a pris de réaliser ce vélo dans un champ à Arc-et-Senans, près de Besançon, dessiné à l’aide de moissonneuses batteuses et seulement visible depuis les airs ?

Le chien

Des voitures passent ? Vous regardez. Des vélos passent ? Vous regardez… Si vous êtes un gros sac à puces noir, demandez à quelqu’un de vous attacher à un arbre pour ne pas avoir l’idée de foncer sur le peloton comme l’a fait votre collègue, M. Chien lors de la 18ème étape du Tour de France 2012.

Tous ceux qui s’ennuient

Et n’oublions pas les milliers, les dizaines de milliers, les centaines de milliers ou peut-être même les millions de spectateurs le long de la route, le regard vide, se sacrifiant pour leur tendre moitié qui n’a pas trouvé mieux pour les vacances d’été en famille que de regarder passer le Tour de France.

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