Le règlement

Tour de France – Les règles expliquées

Certaines équipes se concentrent sur le classement général, le Maillot jaune, alors que d’autres se concentrent sur les sprints gagnants pour le Maillot vert ou le Maillot blanc à pois rouges. Il existe de nombreuses règles, certaines explicites et d’autres implicites, car les équipes ont beaucoup à gagner de la coopération et du respect. Voici ce que vous devez savoir pour comprendre les rouages du Tour.

Protéger les meneurs d’équipe

Le début du Tour est toujours quelque peu mouvementé puisque les équipes s’affrontent pour être en tête du peloton. Les chutes et les blessures constituent donc un risque réel. Les meneurs d’équipe doivent donc être protégés par leurs équipiers qui repoussent efficacement quiconque s’en approcherait trop près.

L’ironie, c’est que, plus les équipes se repoussent l’une l’autre, plus grand est le risque de chutes dans le peloton. La place la plus sûre est donc la tête du peloton et tout le monde se bat pour y être. Cette situation sans issue est presque impossible à minimiser par une quelconque règle officielle. Mais c’est tellement passionnant à regarder !

Le Maillot jaune

Si vous êtes en tête du classement général, vous portez le Maillot jaune. Pour être en tête du classement général, vous devez avoir terminé toutes les étapes en étant le plus rapide.

En d’autres termes, un prétendant au classement général doit être très doué sur tous les terrains, aussi à l’aise en montagne que dans les étapes contre-la-montre. En revanche, un coureur peut remporter le classement général sans aucune victoire d’étape individuelle, ce qui est un peu déroutant...

Pensez par exemple à ceci : Mark Cavendish peut remporter chaque étape de plaine adaptée à un sprinteur, mais finira probablement au moins 20 minutes derrière des coureurs comme Nairo Quintana, alors que Quintana terminera une étape au sprint 3 minutes après Cavendish.

Échappées et victoires d’étape

Indépendamment du Maillot jaune au classement général, une victoire d’étape individuelle constitue toujours un événement spécial et les équipes plus petites visent souvent une ou deux victoires d’étape, simplement pour monter sur le podium. Les échappées constituent la plus belle façon de remporter une victoire d’étape, mais pas la plus simple !

Assez tôt lors d’une étape, vous pouvez voir un petit groupe de coureurs qui tente une échappée. Généralement, ce sont des coureurs de niveau inférieur qui n’ont rien à perdre (leurs sponsors sont contents de les voir faire la une à la TV) et la plupart du temps, ils sont facilement repris par le peloton qui utilise son énergie beaucoup plus efficacement.

Échappées royales

Mais ce n’est pas pour autant que le Maillot jaune ou le Maillot vert ne peuvent pas tenter une échappée, même s’ils agissent ainsi que lorsque les conditions leur sont favorables. Et en 2016, c’est exactement ce que Froome et Sagan ont exploité.

Des vents de travers soufflaient lors de l’étape 11 du Tour et le peloton faisait de son mieux pour accélérer. Sagan s’est retrouvé en tête du peloton avec Thomas, Bodnar, et Froome. Le peloton était mis à mal et malmené par des chutes sans gravité en descendant de Carcassonne. Ainsi, lorsque Sagan a attaqué, peu de cyclistes étaient suffisamment confiants pour réagir.

Froome a pris la roue de Sagan. Bodnar et Thomas ont analysé la situation et ont vite compris qu’une échappée royale se jouait, avec les maillots jaune et vert de Froome et Sagan déterminés à s’envoler du peloton. Sagan a remporté l’étape et Froome a mis à mal ses concurrents pour le Maillot jaune, finissant à la deuxième place.

Le roi de la coline

Des points sont attribués au passage au sommet de toutes les difficultés classées pour mettre en évidence des performances particulièrement impressionnantes. Ainsi les grimpeurs ont un avantage. Les cols et côtes sont classés de 1 à 4, 1 pour les ascensions les plus raides. Ces chiffres correspondent vaguement aux vitesses d’une voiture. Ainsi, pour grimper un col de catégorie 1, vous devez vous mettre en première !

Les planificateurs de la course peuvent octroyer de nombreux points au sommet d’un col de catégorie 3 si son ascension est suffisamment longue pour constituer le même défi qu’une ascension plus courte de catégorie 1. Je tiens à ajouter qu’une ascension est encore plus difficile qu’un col de catégorie 1, ce sont les cols hors catégorie. Ces cols n’entrent dans aucune catégorie et sont, à l’origine, décrits comme des ascensions si rudes qu’une voiture ne pourrait pas passer.

Obtenir des points pour le Maillot vert

Des points peuvent être octroyés pour des victoires aux sprints intermédiaires, souvent assez tôt au cours de l’étape pour encourager les équipes à accélérer le rythme dans le peloton ou à tenter une échappée précoce avec l’espoir qu’elle soit victorieuse.

Davantage de points sont octroyés au sprint final à l’arrivée de l’étape. Ceci pousse les équipes avec des spécialistes du sprint comme Sagan, Greipel, Kittel ou Cavendish à rester ensemble. Et ceci donne lieu à un paradoxe similaire des équipes qui essayent de dominer l’avant du peloton pour donner toute latitude à leur meneur de se coucher en premier sur la ligne d’arrivée.

Cette règle classique s’applique : le coureur qui se trouve sur la trajectoire idéale peut y rester en sachant que tout concurrent quittera sa trajectoire lorsqu’il réalisera qu’il a un désavantage. Naturellement, cela ne fonctionne pas toujours dans le feu de l’action et des chutes spectaculaires sont souvent à craindre lors de sprints massifs.

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